Alcool, classe et distinction
Bien avant les clubs modernes, les échecs se jouaient surtout dans des lieux de rencontre comme les cafés, tavernes et pubs, où l’on venait autant pour discuter et boire un verre que pour jouer.
Bien avant les clubs modernes, les échecs se jouaient surtout dans des lieux de rencontre comme les cafés, tavernes et pubs, où l’on venait autant pour discuter et boire un verre que pour jouer.
Sur ce menu publicitaire illustré par Herbell, des bourgeois savourent une partie d’échecs dans un intérieur cossu. Témoignage d’une époque où la publicité associait volontiers les échecs au prestige social, au confort et à la distinction, au risque d’entretenir une image élitiste qui a longtemps freiné le jeu dans sa dimension universelle.
Métaphore de la guerre, mais une guerre feutrée et sans violence apparente où, à la fin de chaque bataille, les morts reforment les rangs, notre jeu est-il un bon support pour vanter les mérites de la guerre, la vraie ?
Le noble jeu des Échecs serait-il aphrodisiaque ? Il semblerait, puisque le laboratoire Pfizer l’utilise pour vanter les mérites de son produit !
Cette publicité Camel met en vedette Arnold Denker, champion des États-Unis au cours d’une simultanée.
Avec Tocadilly, Rochas signe en 1997 une campagne publicitaire, très pop, détournant l’échiquier — symbole de stratégie et de pouvoir — pour en faire un terrain de jeu féminin.
Knight Brand, 1890-1900, lithographie 25 x 27 cm La société fruitière nord-américaine Ely Gillmore Fruit Co. de Los Angeles a conçu à partir de 1890, une série d’étiquettes pour les boîtes dans lesquelles les oranges étaient emballées avec des motifs échiquéens.
L’utilisation de notre jeu en publicité n’est pas récente. Elle s’appuie sur sa forte symbolique et son association avec la stratégie, l’intelligence, et le pouvoir.
Le jeu d’échecs, aux multiples facettes, offre une riche palette d’images que les publicitaires ont su exploiter. Métaphore universelle, que ce soit pour illustrer la stratégie, l’intelligence, l’élégance et… pourquoi pas le caoutchouc !