Un jeu de chevaliers et de princes
Au Moyen Âge, les échecs sont un jeu prisé de l’aristocratie, symbole de stratégie et de pouvoir. Découvrez l’histoire de ces pièces médiévales et la place du jeu dans l’éducation des chevaliers et des princes.
Au Moyen Âge, les échecs sont un jeu prisé de l’aristocratie, symbole de stratégie et de pouvoir. Découvrez l’histoire de ces pièces médiévales et la place du jeu dans l’éducation des chevaliers et des princes.
Qui a dit les pions « sont l’âme des Échecs, ce sont eux uniquement qui forment l’attaque et la défense, et, de leur bon ou mauvais arrangement, dépend entièrement le gain ou la perte de la partie » ?
Il ne faut pas remettre au lendemain une partie qu’on peut abandonner le jour même.
Lequel de ces trois monarques ne joua jamais aux échecs : Charlemagne, Frédéric II de Prusse ou Napoléon ?
Quelle est la différence entre les Échecs avec confrontation directe et les Échecs par correspondance ?
Le pion, dans sa simplicité, marche droit devant lui, mais lorsqu’il prend, il le fait obliquement…
« Il vaut toujours mieux sacrifier les pièces de son adversaire. » Savielly Tartakower
Monsieur, l’avait un jour apostrophé un millionnaire, vous ne participez aux tournois que pour l’argent, alors que moi, je n’y viens que pour l’honneur ! »
« Chacun joue pour ce qu’il n’a pas ! » lui renvoya le champion du monde ! Qui est-ce ?
Depuis toujours, les échecs stimulent l’imaginaire. Leur profondeur stratégique, leur silence et l’intensité de la réflexion qu’ils exigent ont nourri une image romantique du joueur d’échecs : celle d’un génie solitaire, entièrement absorbé par son jeu, au point de sombrer dans la folie.
Les échecs sont aussi mystérieux que les femmes. Cecil John Seddon Purdy (1906-1979)
Sur l’échiquier des maîtres, le mensonge et l’hypocrisie ne durent pas longtemps. Ils sont frappés, tôt ou tard, par l’éclair de la combinaison créatrice ; ils ne peuvent détourner la vérité, du moins pas pour longtemps, et le soleil de la justice brille avec éclat dans les combats des maîtres d’échecs.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira ! Les aristocrates à la lanterne. Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Notre existence tout entière est semblable à une partie d’échecs dont nous devons apprendre les règles. La nature ne triche jamais, ne se laisse jamais corrompre et ne modifie jamais ses lois pour satisfaire notre incompréhension.
Il était leur prisonnier et aspiré par eux. Horreur, mais aussi harmonie suprême : qu’y avait-il, en effet, au monde en dehors des échecs ? Le brouillard, l’inconnu, le non-être…
Wilhelm Steinitz n’a jamais connu l’aisance financière. Joueur professionnel à une époque où les échecs rapportaient peu, il vécut souvent dans des conditions précaires et dépendait des prix des tournois, des matchs et de ses activités de journaliste.
J’avais alors douze ans. On m’amena, un jour, dans un club d’une petite ville de province. Dans un coin, je vis jouer deux messieurs. Je m’assis et les observais. Depuis l’enfance, j’avais l’habitude de rester assis tranquillement et observer les autres jouer.
Le jeu d’Échecs inspira la réflexion des philosophes des Lumières qui étaient pour la plupart joueurs. Voltaire, lui, était un mauvais joueur, dans tous les sens de l’expression : il perdait souvent et n’aimait pas perdre !
Savielly Tartakower est l’une des grandes personnalités de l’histoire des échecs, non seulement par son style de jeu brillant et inventif, mais aussi par la richesse de sa vie et la qualité de son caractère.
Cette partie disputée en 1999 entre Garry Kasparov et Veselin Topalov est considérée comme l’une des plus belles parties d’attaque de l’histoire moderne. Ce qui rend cette rencontre fascinante n’est pas uniquement la succession spectaculaire de sacrifices, mais aussi leur nature profondément intuitive.
Les Échecs ne sont pas le champ de l’intelligence, du talent, de l’imagination, mais tout bêtement celui de la pure logique mathématique – Françoise Giroud