Les Échecs : horreur, mais aussi harmonie suprême
Il était leur prisonnier et aspiré par eux. Horreur, mais aussi harmonie suprême : qu’y avait-il, en effet, au monde en dehors des échecs ? Le brouillard, l’inconnu, le non-être…
Il était leur prisonnier et aspiré par eux. Horreur, mais aussi harmonie suprême : qu’y avait-il, en effet, au monde en dehors des échecs ? Le brouillard, l’inconnu, le non-être…
Wilhelm Steinitz n’a jamais connu l’aisance financière. Joueur professionnel à une époque où les échecs rapportaient peu, il vécut souvent dans des conditions précaires et dépendait des prix des tournois, des matchs et de ses activités de journaliste.
J’avais alors douze ans. On m’amena, un jour, dans un club d’une petite ville de province. Dans un coin, je vis jouer deux messieurs. Je m’assis et les observais. Depuis l’enfance, j’avais l’habitude de rester assis tranquillement et observer les autres jouer.
Au-delà de son charme, cette image raconte une époque où la pratique des échecs était souvent réservée aux milieux les plus instruits et les plus aisés.
Le jeu d’Échecs inspira la réflexion des philosophes des Lumières qui étaient pour la plupart joueurs. Voltaire, lui, était un mauvais joueur, dans tous les sens de l’expression : il perdait souvent et n’aimait pas perdre !
Savielly Tartakower est l’une des grandes personnalités de l’histoire des échecs, non seulement par son style de jeu brillant et inventif, mais aussi par la richesse de sa vie et la qualité de son caractère.
En une occasion Capablanca et le Grand Maître yougoslave Milan Vidmar ajournèrent une de leurs parties pour la terminer le lendemain. Vidmar avait analysé que sa position était perdue, mais n’avait pas voulu signer son abandon pour tester son hypothèse en jouant quelques coups de plus.
À partir du XIIIe siècle, la pratique du jeu d’échecs est devenue courante en Occident. Des joueurs éclairés ont voulu assurer au roi des jeux le prestige et la légitimité de la haute Antiquité.
Un psychiatre, ami du champion du monde Mikhail Tal, lui proposa un jour de disputer une partie contre l’un de ses patients, dont la folie consistait précisément à se croire champion du monde d’échecs.
L’épouse de Tigran Petrosian, Rona, semblait dotée d’un fort caractère, toujours protectrice de son mari, le défendant avec bec et ongles.
Savez-vous quelle est cette pièce : une Dame ? un Fou ? un Cavalier ?
Les Échecs ne sont pas le champ de l’intelligence, du talent, de l’imagination, mais tout bêtement celui de la pure logique mathématique – Françoise Giroud
Nous connaissons tous les atrocités commises durant la Seconde Guerre mondiale et de nombreux joueurs juifs disparurent dans la folie du génocide nazi. Akiba Rubinstein était d’origine juive, mais à l’époque de la Grande Guerre s’était enfoncé peu à peu dans la psychose, ce qui lui sauva la vie.
Publié en 1949, 1984 est l’œuvre visionnaire de l’écrivain britannique George Orwell, de son vrai nom Eric Arthur Blair. Le roman nous plonge dans un futur sombre où un régime totalitaire exerce sur la société une emprise constante, sous l’autorité insaisissable de Big Brother.
Chanteur majeur de la poésie mise en musique, Jacques Douai fut avant tout un grand interprète de textes d’auteurs. Dans « La partie d’échecs », il prête sa voix à un texte et une musique de François Néry qui évoque la guerre à hauteur d’homme.
Quel est le nombre de parties possibles : 10 80, 10 120, le nombre précis est encore inconnu ?
Bien avant les clubs modernes, les échecs se jouaient surtout dans des lieux de rencontre comme les cafés, tavernes et pubs, où l’on venait autant pour discuter et boire un verre que pour jouer.
Pendant la Première Guerre mondiale, Capablanca résida aux États-Unis, jouant et échangeant des courriers avec le champion du monde Lasker, citoyen allemand et patriote.
Le Grand Maître Efim Bogoliubov avait quelque peu grossi. Ossip Bernstein, un joueur français important d’origine ukrainienne et qui ne l’avait pas vu depuis un certain temps, lui dit…
On ne présente plus Gaston Lagaffe, ce personnage créé par le dessinateur belge André Franquin dans le magazine de bande dessinée Le Journal de Spirou en 1957, puis en album dans la série Gaston à partir de 1960.