Boris Spassky et les femmes
À la question :
— Préférez-vous une dame de plus aux Échecs ou dans la vie ?
— Ça dépend de la position ! », répond Boris Spassky, nouvellement marié.
Puis commentant son récent divorce :
— Nous étions comme deux fous de couleur opposée.
Boris Spassky
Boris Spassky avait la réputation d’avoir un humour très pince-sans-rire, qui tranchait avec l’austérité de certains de ses contemporains (surtout à l’époque soviétique où l’image sérieuse comptait beaucoup). Lorsqu’on lui demanda de commenter sa défaite contre Fischer, en 1972, il répondit avec un sourire : « Si je devais perdre mon titre, autant que ce soit contre un génie ! » Et après une partie particulièrement terne jouée contre Tigran Petrosian, réputé pour son style défensif : « J’ai l’impression d’avoir joué aux échecs avec une forteresse. »
À un journaliste qui lui demandait pourquoi il n’avait pas préparé une ligne théorique très pointue, il rétorqua : « J’ai préféré préparer ma sieste. » Interrogé sur son style, souvent jugé éclectique, il lança : « Je n’ai pas de style. Je joue comme je me lève le matin. »
Il aimait aussi se moquer gentiment de l’image du joueur d’échecs cérébral et taciturne. Un jour, alors qu’un spectateur lui demandait ce qu’il pensait des « secrets » des champions soviétiques, il répondit : « Le seul secret, c’est que nous buvons du thé et que nous faisons semblant de réfléchir très longtemps. » Enfin, une autre réplique restée célèbre quand on lui demanda ce qu’il fallait pour être champion du monde, Spassky dit « Du talent, du travail… et un adversaire qui fait des erreurs. »