Blancs et Noirs
Cet après-midi, sur le parvis de Nelson Mandela, dans le cadre des Quartiers d’Été, deux jeunes garçons s’installent devant un échiquier. Je remarque que le joueur avec les pièces noires s’apprête à jouer le premier. Je leur rappelle simplement :
— Aux échecs, ce sont les Blancs qui commencent. » Ils me répondent aussitôt, avec beaucoup de sérieux :
— Mais nous sommes tous les deux blancs ? »
Cette anecdote, aussi amusante qu’inattendue, rappelle que les mots peuvent parfois renvoyer à bien autre chose qu’à un simple jeu. Pourtant, l’échiquier délivre un tout autre message. Les pièces blanches et les pièces noires ne sont que deux couleurs permettant de distinguer les deux camps. Elles ne représentent ni les personnes, ni leur origine, ni leur sexe, ni leur milieu social.
Autour d’un échiquier, ces différences s’effacent. Il ne reste que deux joueurs qui se respectent, réfléchissent et partagent le plaisir de jouer ensemble. C’est précisément cette conviction qui guide les actions de l’Échiquier bisontin : faire du jeu d’échecs un lieu de rencontre, de dialogue et de mixité, où chacun trouve sa place, quelles que soient son histoire, son quartier, son âge, son sexe ou ses origines.






















