Sacrifice

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Savielly Grigorevitch Tartakover et Milan Vidmar

« Il vaut toujours mieux sacrifier les pièces de son adversaire. »

Savielly Tartakower

Le grand historien des échecs Edward Winter a consacré une enquête à cette citation et conclut qu’aucun écrit de Tartakower ne permet de l’attribuer avec certitude. Le 16 février 1927, José Raúl Capablanca rapporte dans le New York Times qu’à Londres en 1922, Milan Vidmar aurait dit à propos d’un joueur : « Il n’a pas encore appris à sacrifier les pièces de ses adversaires plutôt que les siennes. »

Qu’elle soit de Tartakower ou de Vidmar, cette maxime demeure l’une des plus spirituelles et, sous son apparente légèreté, elle rappelle une vérité essentielle : aux échecs, la beauté d’un sacrifice ne réside pas dans ce que l’on abandonne, mais dans ce que l’on obtient en retour. Le brillant n’est jamais un objectif ; il n’est que la conséquence d’une idée juste.

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